Coordination d’arrêt (TAR)
Vous avez cinq préparations. Il vous manque un arrêt exécutable. Ce module assemble, arbitre, trace et pilote jusqu'au redémarrage.
Sans ce module
Vous avez transféré la préparation, pas le risque : il a changé de nature, passant du contenu vers l'interface. Soixante à soixante-dix pour cent des dérives d'un arrêt naissent dans les trous d'interface entre entreprises — découverts à J+2, la nuit, sur le terrain. Référentiels divergents, coactivité non arbitrée, ressources partagées invisibles, chemin critique qui traverse trois entreprises sans qu'aucune ne le voie en entier : ce ne sont pas des problèmes de préparation, ce sont des problèmes de coordination, et aucun outil de préparation n'est conçu pour les traiter.
Ce que fait la plateforme
- 01
Périmètres et interfaces
Lots, entreprises, sous-traitants. Les points où deux entreprises se touchent sont détectés à la préparation, et les conflits de coactivité arbitrés avant le chantier.
- 02
Registre des sollicitations
Toute demande entre le donneur d'ordre et une entreprise porte une date, un délai, une escalade et une réponse. Y compris celles arrivées par courriel : une adresse de coordination alimente le registre pour ceux qui n'ouvriront jamais un logiciel de plus.
- 03
Avancement mesuré
Le terrain saisit une quantité constatée et l'heure du constat — distincte de l'heure de saisie. Hors réseau, le relevé attend dans le téléphone.
- 04
Points d’arrêt et convocations
Un point d'arrêt bloquant refuse la clôture de l'opération tant qu'il n'est pas levé. Les convocations partent d'elles-mêmes, avec le délai de prévenance.
- 05
Planning consolidé
Marges et chemin critique calculés sur l'ensemble des entreprises. Une liaison qui contredirait l'ordre du planning est refusée avec son motif, plutôt que de produire un chemin critique faux.
- 06
Cahiers des charges exécutables
Les CDC définissent contractuellement ce que chaque entreprise doit livrer, mais ils sont en prose, en PDF scanné, un par métier. Ils deviennent une matrice d'exigences, des canevas de dépôt et des règles de contrôle — chacune liée à son article.
- 07
Contrôle opposable par construction
Refuser un livrable est aujourd'hui un rapport de force. Ici, chaque non-conformité porte la clause qui la fonde : « colonne effectif non renseignée sur 14 opérations — CDC préparation mécanique, art. 5.3.2 ». Personne ne discute cela.
- 08
Compte rendu à heure fixe
Deux à trois heures par quart rédigées de mémoire deviennent un document généré depuis les saisies réelles : avancement contre référence, écarts avec cause codifiée, travaux supplémentaires chiffrés, impact sur la date de redémarrage.
- 09
Écarts et clôture
Un écart constaté ouvre un plan de correction, et le plan se solde sur un effet mesurable. La clôture énumère ce qui s'y oppose encore.
- Avancement
- entre 11 % et 100 %
- Couverture de mesure
- 20 % du budget
- Indice de coût
- 0,71 — encadré 0,24 à 2,13
- Indice de délai
- non calculé
4 tâches sur 5 n'ont jamais été relevées : leur avancement est inconnu, et aucun calcul ne le remplace. Aucun coût planifié à cette date : le délai n'a pas de dénominateur. Un directeur d'arrêt préfère un chiffre large et vrai à un chiffre précis et faux.
Ce que ça change
- Voir les interfaces avant le chantier, pas pendant
- Savoir ce qui est mesuré et ce qui ne l'est pas
- Garder la trace de chaque sollicitation et de sa réponse
- Clôturer sur des conditions vérifiées, pas sur une impression
